Lise et ses cheveux
plus tristes que la suie
tombent sur mon corps
corps sans bruit
la jolie neige de carbone
tout en flots consonants
Lise et ses grands cils de poupée
lie cœurs d'amantes
à la terrasse d'un café
Lise en silence
tourne une paille
du bout des doigts
dans un soda
Lise et ses yeux diluviens
dit
qu'elle aime bien ma peau
les mises en bouche clandestines
entre deux hôtels sans nom
Lise m'attend le long des quais
croque une pomme
ou un passant
dans un carnet
pages cornées
Lise a 20 piges
moins cet automne
Lise a le temps
fume des tiges
très très tassées
à la station Arts&Métiers
Lise aime les films
en noir et blanc
la bière brune
et le nain jaune
Lise a des théories
sur les hommes verts
et la blondeur des princesses
Lise en connait tout un crayon
quand on lui parle d'impressions
de nus couchés
de phylactères
Lise souvent laisse sa mine
courir mes formes
"érométriques"
Puis Lise part avant la lune
rejoindre fées et farfadets
La rue s'allume
Il faut rentrer
21 octobre 2009
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